Je n’ai pas entendu Ses talons dans le couloir. Ce silence m’avait alerté avant même que ne s’ouvre la porte du salon. Lorsqu’Elle est entrée, j’ai cru chavirer avant même qu’Elle ne me touche.
La veste blanche de karaté. Sa ceinture marron nouée à Sa taille. Ses jambes nues. J’avais imaginé cette image tant de fois, et la voir matérialisée là, devant moi, en position comme Elle me l’avait ordonné, m’a fait comprendre que cette séance ne ressemblerait à aucune autre.
« Ça te plaît ? »
Ce n’était pas une question. Je n’ai pas eu le temps de répondre qu’Elle avait déjà saisi mes poignets pour les lier dans mon dos.
« Aujourd’hui, pas de canne. Pas de trique. Pas de paddle. Juste moi. Mes mains, mes pieds, mes genoux », m’a-t-Elle murmuré. « Je ne m’arrêterai que lorsque tu n’auras plus la force de te relever. »
La gifle est partie sans prévenir. Ma tête a tourné, et avant que je n’aie pu reprendre mes esprits, Son genou s’est enfoncé dans mon entrejambe. Je me suis écroulé — et debout au-dessus de moi, Elle m’a donné un coup de pied dans les côtes, juste assez appuyé pour m’arracher un gémissement que je n’ai pas su retenir.
Son pied nu s’est posé sur mon cou, m’écrasant contre le sol, m’obligeant à lever les yeux vers Elle.
« Aujourd’hui, mon soumis adoré, tu vas vraiment dérouiller… »