Je n’ai jamais vraiment aimé les surprises. Celles qui se préparent en catimini, se scriptent, s’organisent des jours durant, et que l’on doit impérativement recevoir avec le sourire, pour ne pas gâcher la « magie » de l’instant.
Ces surprises là, je ne les aime pas. Ce sont des corps sans vie. Elles arrivent déjà mortes.
Mais l’imprévu.
Ce qui ne peut être ni écrit ni anticipé. Ce qui surgit sans prévenir, sans filet, sans mode d’emploi. Ce qui vous laisse là, debout, hébété, au bord d’un territoire dont vous ignoriez jusqu’à l’existence.
L’imprévu ne se reçoit pas avec le sourire. Il vous prend. Il vous retourne et vous dépose ailleurs. Plus loin, plus bas, plus haut. Et vous découvrez, incrédule, que vous étiez capable de ça. Que ce territoire existait. Qu’il vous attendait.
Où irons-nous demain, ma Chère Hédona ? Je l’ignore. Mais je sais que je ne veux aller nulle part ailleurs !