C’était il y a tout juste une semaine.
À sa demande, je portais mon anneau depuis plusieurs heures — mais il était resté bien trop sage à son goût.
Je La revois s’approcher. Pas avec douceur. Avec cette concentration qui me glace et m’excite simultanément. Son ongle, froid et précis, s’est posé sur mes testicules. Une pression lente, calculée, sadique — pour tester la résistance avant l’assaut. Puis sa bouche a fondu sur moi. Pas pour sucer. Pour gober. Sa mâchoire s’est serrée, impitoyable, ses dents ont laissé leurs traces. Profondes. Durables.
Son visage s’est relevé. Ce sourire cruel que je vénère. Elle savourait ma douleur — je pouvais le voir dans ses yeux.
Elle a retiré sa bague.
Son regard planté dans le mien, elle m’a murmuré : Tu vas dérouiller.
Ses mots ne sont jamais prononcés à la légère. J’étais déjà au bord des larmes quand son poing s’est fermé.
Le spectacle a commencé.
Un premier coup. Un deuxième. Un troisième. Elle enchaînait, méthodique, implacable. Je criais. Je hurlais. Je me débattais. Et elle — elle jubilait.
C’est là que j’ai commis l’irréparable. Ma main, par réflexe, s’est levée pour me protéger.
Sa réaction a été foudroyante.
Tu vas prendre cher pour avoir osé.
La gifle a claqué, sèche, cuisante. J’étais terrifié. Mais bordel — qu’elle était belle dans sa colère.
Dès lors, je n’ai plus eu le choix. Elle a décidé de retourner mes couilles dans tous les sens, y plantant ses ongles sans retenue. Je me tortillais, je hurlais, je devenais ingérable — et elle me maîtrisait parfaitement. Je n’étais plus qu’un corps entre ses mains. Plus de volonté. Plus de résistance possible.
Juste elle. Et ce qu’elle décidait de faire.
Puis elle s’est levée.
Avec une lenteur délibérée, terrifiante, elle s’est écroulée sur mon visage.
Le monde a disparu. Plus d’air, plus de lumière — juste la chaleur de son sexe écrasant mon nez et ma bouche. J’étouffais. Je cherchais mon souffle. Mais elle ondulait, faisait des cercles, m’obligeait à pénétrer ma langue au plus profond d’elle. Je hurlais dans son intimité — et elle m’a murmuré : Je ressens tes hurlements.
C’est là que j’ai basculé.
Pas vers le bas — vers le haut. Vers cet endroit sans nom où la douleur et l’asphyxie et l’odeur de sa cyprine fusionnent en quelque chose qui n’est plus de la souffrance. Quelque chose d’autre. De plus grand. De plus libre.
En bas, l’enfer continuait.
Ses poings s’étaient refermés. Coups secs, rythmés, méthodiques — un martèlement qui ne s’arrêtait pas. En haut, l’asphyxie et son odeur. En bas, la douleur absolue. Entre les deux — moi, quelque part, déjà ailleurs.
Je pleurais. Je bavais. Je léchais. Je criais.
Jusqu’à l’explosion finale — larmes et sperme mêlés, son visage au-dessus du mien, totalement défait, totalement à elle.
Merci, ma Maîtresse Adorée, de m’avoir une fois encore si merveilleusement brisé.