Vendredi.
14 h. Un peu avant ou un peu après.
La porte qui se referme.
Quelques heures devant nous.
Je rêve que Vous m’emmeniez à nouveau là où la douleur disparaît… Là où il ne reste plus rien. Plus rien que Vous.
Je rêve d’avoir peur quand Vous entrerez dans la pièce. De sentir que cet après-midi, Vous allez vraiment abuser de ce corps qui Vous appartient. Coups de pied, coups de poing, gifles, morsures, paddle, pinces, poids, talons, fouet… tout ce qui Vous passera par la tête, tout ce que Vos envies Vous dicteront ce jour-là.
Je suis prêt à tout recevoir. À tout donner. Prêt à crier, à hurler, à pleurer, à Vous supplier d’arrêter — et à ce que Vous continuiez. Jusqu’au bout. Tout au bout de Votre seul plaisir.
Malmenez-moi.
Violentez-moi.
Torturez-moi.
Comme et autant qu’il Vous plaira.
Je ne désire rien davantage que d’être dévoré par Votre animalité la plus féroce, la plus brute, la plus crue, la plus viscérale.
Le vendredi. Tout est permis.
Jouissez de mon corps meurtri, profondément marqué.
Noyez-moi de Votre nectar sacré.
Étouffez-moi brutalement de Votre sexe ruisselant.
Et prenez encore et encore.
Jusqu’à plus soif.
Je suis prêt, ma Maîtresse Adorée.
Prenez tout.
Je veux que tu frissonnes, que tu trembles, que tu te débattes, que tu cries et que tu perçoives toutes ces étoiles et ces colombes, puis plus rien… Là où le vide s’installe. Et il n’y aura plus que ma douce voix, l’effleurement de mes doigts et tout mon Amour pour te ramener jusqu’à moi.
— Hédona