Avec cette élégance rare et ce sourire singulier qu’elle arborait toujours en début de séance, Madame s’approcha de ce corps qu’elle avait appris à connaître. Lentement, elle fit glisser les longues lanières de cuir sur le dos et les fesses de cet homme qui, une nouvelle fois, s’offrait totalement à Elle. La tension était palpable. Le temps suspendu.
Le premier coup claque. Lourd. Puissant. Glaçant. Puis le deuxième, le troisième, le quatrième. La cruelle danse commençait.
…
47, 48, 49 et… 50. Jamais encore les coups ne l’avaient été avec une telle force, une telle violence, une telle brutalité.
Lentement, elle s’approcha de ce corps éprouvé. De la paume, du bout des doigts, elle sentait la chaleur laissée par son flogger et l’émoi de cet homme tout à Elle soumis. Elle posa ses lèvres sur les siennes et lui murmura : « Cette après-midi, mon cher Ivan, je vais te faire pleurer à chaudes larmes. »
…
Son regard planté dans le sien, elle se délectait de l’effroi que ces mots avaient provoqué. Elle lui caressa tendrement la joue, puis lui attacha les mains dans le dos.
Une gifle magistrale rompit l’apparente quiétude. Hébété, Ivan manqua de perdre l’équilibre. Avant qu’il n’ait pu prononcer un mot, elle le bâillonna avec ce scotch noir dont elle maîtrisait désormais parfaitement l’usage.
Si doux, si tendre — le regard de cette femme qui le fascinait était devenu glaçant. Contraint dans ses mouvements, réduit au silence, privé de son safeword, il était désormais à Sa totale merci.